Mes 3 techniques pour ne pas dire uniquement non à un enfant 

non enfant

Dire « non » à son enfant, c’est essentiel car structurant pour lui. Cela lui apprend les limites, le cadre de ce qu’il peut faire et ne pas faire. Et le non à un enfant est bien sûr un rempart à sa sécurité. Mais parfois, n’avez-vous pas l’impression de répéter ce mot 50 fois par jour ?! Moi c’est mon cas et parfois, j’en ai marre de lui dire non ! J’ai l’impression qu’il n’y a que ce mot-là qui flotte dans la tête de mes jumeaux à force de l’entendre et je ne me sens pas forcément très à l’aise avec cela ! Imaginez si vous entendiez « non » à longueur de journée… C’est frustrant et pas du tout agréable ! C’est un peu la même chose pour un enfant. L’idée n’est pas d’abandonner le non mais de le transformer ou de le nuancer par une approche plus positive qu’un non ferme et sec.

J’ai décidé de tester des alternatives et voici mes trois techniques qui fonctionnent pour ne pas passer son temps à dire non à un enfant.

 

Compenser le non à un enfant pas le oui

Il y a parfois des non à un enfant qui ne peuvent être remplacés. C’est important pour eux. Pour leur apprendre les règles et aussi pour des raisons évidentes de sécurité. « Non, tu ne peux pas monter encore l’escalier tout seul ».

Et il y a aussi tout un tas de « non » qui peuvent vite être suivis par un « oui ».  Quand mes jumeaux sont sur leurs chaises hautes pendant les repas, ils veulent jeter les cuillères au sol. Je leur dis un « non » ferme et j’enchaine immédiatement avec un « oui » pour leur signifier que la cuillère doit rester sur la table. « Non la cuillère ne se jette pas au sol et oui la cuillère reste sur la table ».

Cette approche leur permet à la fois d’entendre la règle mais aussi de leur montrer qu’il existe une alternative, que la situation n’est pas fermée, qu’un autre chemin (celui qui amène au « oui ») est possible. En fonction de l’âge de l’enfant, il faut bien sûr être plus ou moins simple dans la phrase. Mais cette approche ouvre un autre champ des possibles qui n’est pas que restrictif et fermé. Cela permet de ne pas être uniquement dans l’opposition figée.

Je suis également persuadé que cela leur permet de se construire avec un modèle où les situations ne sont pas figées, où il existe plusieurs options.

L’idée n’est pas de compenser à chaque fois le non à son enfant par le oui. Parfois, il n’y a pas le choix, rien d’autre n’est possible que le non.

Mais dans beaucoup de cas, le « oui » est possible. « Non tu ne traverses pas la rue seul et oui tu me donnes la main ». « Non tu ne tapes pas ton frère et oui tu peux jouer gentiment avec lui ». Vous êtes dans un magasin de jouets et votre fille veut acheter une petite voiture « Oui elle est très jolie cette voiture, on va la mettre sur la liste de cadeaux pour ton anniversaire » ». Et ainsi de suite, cela se décline à l’infini ! Il faut juste être un peu créatif pour souligner l’autre option possible et changer ses tournures de phrases !

Dans les exemples ci dessus, il est probable que vous proposiez déjà naturellement une autre alternative. Mais appuyez-vous le « Oui » ? Pour moi la clé est là ! N’hésitez pas à appuyer le « Oui » d’un sourire ou d’une expression d’ouverture. Cela donne plus envie à l’enfant de suivre cette direction !

Vous prononcerez alors quasiment autant de fois le mot « non » que le mot « oui ». Et cela va vous faire du bien car le « oui » est forcément plus positif. Et il en est de même pour votre enfant qui ne passe pas ses journées à entendre uniquement 50 non, sans alternative!

 

Remplacer le non par Stop

stopIsabelle Filliozat est une auteure et psychothérapeute spécialisée dans les enfants et dans la parentalité. Dans un de ses ouvrages (j’ai tout essayé), elle explique que quand on dit non à son enfant, notre non verbal exprime un ton de reproche. En le prononçant, nous avons souvent les sourcils froncés. L’enfant peut vite l’interpréter comme un reproche fort et une intention de blâmer ou de punir.

A l’inverse, le mot « Stop » est dit sur un ton impératif avec pour objectif d’arrêter le mouvement. Il est au final plus efficace, plus clair (moins ambigu) et moins « agressif ».

Essayez en vous observant devant un miroir. Le visage est moins fermé avec le mot « Stop ». L’intention finale est la même (faire arrêter l’action de son enfant) mais l’intention est différente. Et c’est tout de même plus positif à entendre (pour vous et pour votre enfant !).

 

Proposer une alternative à l’enfant

 Cette troisième astuce fait un peu écho à la première. Plutôt que de confronter son enfant au non systématique, il est possible de lui proposer une alternative, une autre option.

Ceci a plusieurs avantages car cela lui permet de ne pas rester figé sur l’objet du « non », de le rendre acteur et responsable en agissant par lui-même.

A la fin du repas du soir, mon fils a souvent l’habitude de piquer une petite crise de quelques secondes (il adore manger !). Plutôt que d’essayer de le calmer ou de lui dire non en vain, je lui ai proposé de ramener son biberon tout seul dans la cuisine. Il le fait avec plaisir et fierté et il n’y a plus de crise ! De même, quand sa soeur prend ses chaussures pour les jeter dans des coins improbables de la maison, je lui propose un espace dédié où elle peut elle-même les déposer.

Les enfants se sentent alors responsabilisés,  avec une mission à accomplir. Ils ont alors moins besoin d’être dans l’opposition et vous avez moins besoin d’être dans le non !

Le non est  remplacé par « à la place, tu pourrais STP faire… ».

A mon sens, là aussi cette alternative est plus positive. Et elle permet à l’enfant de comprendre (et donc de construire son futur adulte avec cette idée) que la vie peut proposer plusieurs chemins et des options plus sympathiques !

Le non à un enfant est à maintenir car il permet de structurer l’enfant. Mais il est aussi très porteur de négatif… Avec ces astuces, vous allez pouvoir mettre un peu d’énergie positive pour vous et vos enfants tout en le guidant dans ce qui est bon ou moins bon pour lui.

Et vous ? Avez vous d’autres astuces à partager pour transformer le non à son enfant ?

Positivons, partageons et commentons ci dessous !

 

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