papa et confinement : Comment le confinement a aidé Samy dans son rôle de papa ?

Samy est un (très) jeune papa d’une petite fille de bientôt deux mois. Samy a toujours voulu devenir papa. Il épouse Léa il y a deçà deux ans avec qui il voulait fonder une famille. C’est à Annecy que ce couple s’est installé car Samy estime que cette ville est propice à l’éducation d’un enfant, pour s douceur. Et il sait de quoi il parle car, même s’il ne s’agit que de leur premier, Samy s’est énormément renseigné sur la paternité voulant être au maximum présent dans la vie de leur bébé Jenna ! Samy est très consciencieux et avait tout prévu pour la grossesse et l’accouchement. Tout prévu … ou presque ! Il était loin de se douter que Jenna naitrait durant un confinement national et dans de telles conditions sanitaires imposées par le covid-19 ! Papa et confinement, une équation impossible ? Pas pour Samy qui a su utiliser sa douceur pour protéger son enfant de cette situation stressante et inédite.

Un papa confiné très présent dès la grossesse

Samy est passionné de développement personnel. Profondément humain et altruiste, il est devenu infirmier il y a 5 ans. C’est durant un stage dans un hôpital de la région qu’il rencontre Léa. Très vite, le charme opère car « Léa avait la douceur qu’(il recherchait) ». Les jeunes amoureux ont après trois ans de relation décidé de se marier. Mais avant cela, ils ont échangé sur de nombreux sujets. L’un d’eux, et le plus important selon Samy, tournait autour de la parentalité. Samy a en effet toujours voulu être papa. Et lorsque Léa lui annonça qu’elle était enceinte un an après leur mariage, « c’était le plus beau jour de (sa) vie …. Ou plutôt le second … ! ».

Samy a ainsi dès la grossesse était présent pour son épouse. Il l’aide au maximum durant les tâches ménagères, en faisant les courses et en cuisinant pour Léa qui selon lui « ne mangeait pas pour deux mais plutôt pour cinq” !

Ce qui marqua la grossesse fut certainement son contexte car Léa accoucha le 16 mai. Vous y êtes ? « J’étais loin d’imaginer que la grossesse de mon épouse se déroulerait pendant le confinement. C’est vrai que nous appréhendions au début. Mais très vite, j’ai compris que cette situation me permettrait d’être au plus proche et au plus présent pour Léa et notre petit bout de choux ! »

Samy a ainsi assisté à toutes les échographies jusqu’au jour de l’accouchement.  « J’ai parfois dû insister pour assister aux rendez-vous médicaux. Je ne comprenais pas que nous pouvions être plus de 3 personnes à moins d’un mètre l’un de l’autre dans un magasin mais pas dans une salle d’hôpital pour passer un examen en respectant toutes les précautions sanitaires ». Le confinement a en effet déstabilisé un peu le couple qui n’y était pas du tout préparé. « A la télé, ils ont beaucoup parlé des parents confinés avec leurs enfants et de leurs difficultés. Mais presque jamais des couples confinés qui attendaient un enfant et du stress qu’ils pouvaient ressentir ». 

Les contraintes sanitaires de la clinique dans laquelle Léa a accouché permettaient à Samy d’assister à l’accouchement et de rester les 3 jours suivants dans la clinique aux cotés de Léa. Ou alors de ne pas du tout être présent durant la naissance afin de limiter les risques de contamination potentiels. Samy décide « évidemment d’être présent du début à la fin et d’y rester confiné ! ». Il ajoute qu’il s’agissait là du plus beau jour de sa vie car Samy et Léa ne voulaient pas connaitre le sexe de leur bébé avant la naissance. Ce qui leur importait était que l’enfant soit en bonne santé. D’autant plus durant cette crise sanitaire ! Samy a versé une larme lorsqu’il a vu Jenna, sa petite fille pour la première fois.

Papa et confinement : un papa prudent et protecteur

Samy a depuis le début du confinement été très prudent. Travaillant dans un hôpital, les risques de contamination du covid-19 apparaissaient plus élevés qu’ailleurs. « J’avais si peur d’être contaminé sur mon lieu de travail et de ramener le virus chez moi ».

Après ces trois jours confinés à l’hôpital post naissance, Samy est, à l’affut des pleurs ou des gémissements de Jenna. Il sait que chacune des réactions des bébés signifie quelque chose. « J’aimerais tellement comprendre pourquoi elle fait une grimace parfois. Je me demande si j’ai fait quelque chose de mal. Il faut dire que je n’ai pas l’habitude des bébés. Et qu’il faut accepter de ne pas les comprendre à 100% ». Samy avait d’autant plus peur que la situation sanitaire était compliquée. « Avoir un premier bébé c’est stressant mais l’avoir pendant le confinement, c’est encore pire ! Il faut se protéger deux fois plus ». Papa et confinement, un duo extra-ordinaire…

De nature très protecteur avec sa famille, Samy savait qu’il le serait encore plus avec son bébé. Lorsqu’elle semble avoir mal quelque part, il essaie au plus vite de comprendre la cause ! « Mon épouse m’a un jour dit que si j’en avais marre d’être infirmier, je devrais me spécialiser dans les enfants car je suis doué avec eux. Je lui ai répondu que je n’étais pas tant doué que cela ! Je suis simplement attentif et surtout que je vais attendre l’augmentation des salaires des infirmiers promise par Emmanuel Macron avant de prendre une quelconque décision sur mon travail » raconta-t-il en riant.

« Personne ne pouvait penser que son enfant puisse naître durant une crise sanitaire mondiale ! ». Et il a fallu prendre les précautions en conséquence ! Les grands parents de Jenna, comme le reste de sa famille ont en effet dû attendre des semaines avant de pouvoir la voir. Et lorsqu’ils ont enfin pu, Samy a fait en sorte de limiter au maximum les risques sanitaires de contamination potentiels.

Un papa avec un job adaptable en conséquence

A 28 ans, le jeune papa réalise que ses priorités vont être bousculées, et que son emploi du temps doit être ré organisé . Samy décide tout d’abord de prendre ses 11 jours de congés paternité. Il ajoute ensuite ses 2 semaines de congés payés à la suite pour profiter au maximum de « ces moments précieux ». Il aime énormément passer du temps avec sa petite fille et surtout à lui parler ! « Ces moments sont plus qu’essentiels à mes yeux. Et puis, ça grandit si vite à cet âge. Je ne pouvais pas manquer ces jours-ci, c’était impossible !  J’ai profité du confinement pour être davantage présent. Comme quoi le confinement a été bénéfique à bien des niveaux !». Papa et confinement, un résultat finalement positif pour de nombreux papas

Avec le déconfinement, Samy a repris le chemin de l’hôpital. Et chaque jour, il s’empresse de rentrer retrouver sa petite famille avec qui il avait pris l’habitude de rester durant le confinement. Mais surtout, Samy est d’autant plus vigilant. « J’adopte davantage de protections sanitaires qu’en règle générale. Mon épouse étant toujours avec Jenna à la maison, ma plus grande crainte serait de les contaminer ».

Samy a la chance de pouvoir travailler à 100%, comme à 80% et même moins ! « Ma petite fille est née pendant le confinement. Je ne suis pas sûr de vouloir prendre le risque de travailler à 100% par peur de la contaminer. Non d’ailleurs, c’est sûr, je ne le prendrais pas. Nous ne savons pas encore très bien comment les bébés réagissent au covid-19». (NDRL : l’interview a été réalisé courant Mai 2020).

Un papa « qui cultive la douceur » comme remède au stress du covid-19

Samy est très tourné vers la méditation et la réflexion. Il est conscient que cette situation de confinement et de crise sanitaire est susceptible d’être très stressante pour lui comme son épouse. Alors pour protéger sa famille de ce stress, il applique son mantra : « il faut cultiver la douceur ! ». « C’est ce que nous avons fait avec Léa pour construire notre couple. Et c’est ce que nous voulons faire pour éduquer Jenna, d’autant plus en cette période. La sérénité est essentielle dans une vie de famille ». Cette douceur, Samy la cultive chaque jour en offrant à Jenna l’environnement le plus protecteur possible. « Je privilégie constamment les surfaces les plus douces ou même notre peau pour porter ou poser Jenna car j’ai lu des études prouvant que les premiers contacts corporels que l’enfant pouvait ressentir favorisaient ou non sa sensation de protection ».

Samy essaie aussi au maximum de dire des choses positives, agréables ou gentilles lorsque Jenna est dans la pièce. « Ces bébés sont bien plus intelligents qu’on ne le pense. Ils ne comprennent peut-être pas tout du covid-19, mais ils ressentent tout le stress qu’il engendre ». En cultivant cette sérénité et ce calme, Samy sait que sa fille se sent en sécurité. Et que cela deviendrait même un trait de personnalité de Jenna. « C’est vrai, quand on sème des graines de pommes de terre, on récolte des pommes de terre non ? » souligne-t-il.

Et vous ? Que pensez-vous de l’histoire de Samy qui est devenu papa durant le confinement ? Papa et confinement : moment de bonheur ou moment compliqué ?

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NDRL : à la demande du papa, les prénoms ont été changés et les photos sont des photos libres de droit.

2 commentaires sur « papa et confinement : Comment le confinement a aidé Samy dans son rôle de papa ? »

  1. Je trouve l’histoire de Samy touchante. Il est vrai que devenir parent est stressant, de plus pendant le confinement, c’est une pression qui est décuplée… Surtout lorsqu’on est confronté tous les jours au virus ! Cependant, le côté positif c’est qu’il a pu profiter de son rôle de papa à plein temps, et grâce à la méditation il a réussi à aborder cette période avec sérénité <3

    1. Merci Sophie pour ce témoignage. J’ai reçu plein de témoignages de papas qui le sont devenus durant le confinement. Et finalement, cette période extra-ordinaire, a aussi eu des avantages pour ces nouvelles familles qui ot pu passer plus de temps ensemble !

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